Alors que seuls certains experts économiques marginaux évoquaient la sortie de la Grèce de l’euro comme unique solution pour sauver le pays du désastre, cette question entre peu à peu dans le débat public, surtout depuis le résultat des élections législatives, qui a résulté en un énorme camouflet pour les partis pros austérité.
De la forteresse monétaire de la Banque centrale européenne au Grand-Duché de Luxembourg en passant par l’Allemagne, de plus en plus de voix s’élèvent pour questionner le bien-fondé de la présence de la Grèce dans la zone euro.
C’est ainsi que le ministre des finances allemand, Wolfgang Schaueble, a déclaré hier durant une conférence de presse à Bruxelles que « si la Grèce souhaite sortir de la zone euro, on ne peut pas les forcer à y rester. C’est à eux de décider. »
Reste à savoir comment se ferait cette sortie, étant donné que les traités européens ne prennent pas en compte cette éventualité. Jacques Attali a d’ailleurs précisé que cela avait été fait sciemment, lorsqu’il a déclaré que l’on avait « bien pris soin d’oublier de mentionner ce scénario », histoire de pousser les pays à plus de fédéralisme, le système ne pouvant marcher en l’état.
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