Cette semaine, Olivier Delamarche, le franc-tireur de BFM Business qui n’a pas pour habitude de manier la langue de bois, a évoqué la situation de la Grèce, mais surtout du Japon. La banque centrale japonaise a pris tout le monde par surprise en lançant un nouveau « quantitative easing ». Olivier Delamarche a commencé par railler les experts qui avaient expliqué au lendemain du tsunami de la catastrophe allaient permettre de soutenir la croissance japonaise. Ce nouvel assouplissement monétaire va empirer la dette japonaise, de 230 % de son PIB.
Pour Olivier Delamarche, le défaut de paiement du Japon est d’ores et déjà écrit, c’est une question de temps. Côté arguments, il évoque un PIB en stagnation depuis 20 ans, une population vieillissante et une augmentation exponentielle de la dette. Si le fort endettement du Japon était tenable auparavant, du fait que la dette était détenue par les Japonais eux-mêmes, aujourd’hui la situation a changé. Lorsque les Japonais ne sauront plus acheter les obligations et que le Japon devra se tourner vers le marché privé, les taux d’intérêt, aujourd’hui autour des 1 %, vont exploser, et le Japon sera asphyxié.
Olivier Delamarche a également fustigé le travail des agences de notation, en rappelant que les produits financiers qui ont explosé en 2008 étaient notés triple A.
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