En quelques années, les 4 établissements bancaires les plus importants du CAC 40 ont abandonné près des ¾ de leur capitalisation boursière
Les mois, les trimestres et les années passent et les banques n’en finissent pas de subir de plein fouet les effets de la crise financière. Ainsi BNP Paribas, n°1 des banques françaises, pèse aujourd’hui moins de 45 milliards de dollars, reléguée (quarantième seulement) dans les tréfonds du classement mondial. Idem pour la Société Générale, qui, avec moins de 18 milliards, pointe au 141ème rang. Et que dire de Natixis, trois centième (!) avec moins de 10 Mds$ de poids boursier. Même Crédit Agricole SA fait mieux avec près de 12 Mds$ en bourse et sa 229ème place !
Une lente et inexorable descente aux enfers
Retour à la fin du premier semestre 2007. Le CAC 40 côtoie les sommets du début des années 2000, flirtant alors avec la barre des 6200 points. En ces temps-là, la capitalisation boursière de BNP Paribas affiche près de cent dix milliards d’euros, suivie par celle de la Société Générale avec plus de quatre-vingt-cinq milliards. Suivent Crédit Agricole (plus de soixante-cinq Mds$) et Natixis avec un peu plus de trente milliards. L’addition (salée) est facile à faire et son résultat est tout bonnement cataclysmique : entre hier (premier semestre 2007) et aujourd’hui (premier semestre 2012), ce sont plus de deux cents milliards de dollars qui sont partis en fumée ! Sans compter la déconfiture de Dexia…
Deux banques chinoises aux deux premières places
Le monde de la finance anglo-saxonne (Etats-Unis et Royaume-Uni) a également été touché de plein fouet. Parallèlement, ce sont les économies des pays dits émergents qui profitent de la débâcle occidentale. Capitalistiquement parlant, ce sont ainsi deux places financières chinoises qui pointent à la première et aux deuxièmes places mondiales. Numéro un : ICBC avec près de 250 milliards (plus de cinq BNP Paribas…). Numéro 2 : China Construction Bank avec un peu plus de 200 milliards (plus de quatre fois BNP Paribas !). Dans cette déroute quasi généralisée de l’ancien monde dominant, seuls l’américain Wells Fargo (3ème place avec près de 180 milliards) et le britannique HSBC (un peu plus de cent soixante milliards) tirent leur épingle du jeu. Paradoxalement (vue la déconfiture économique du pays), la zone euro voit une banque ibérique (Santander) pointer à la première place (vingt-six rang mondial avec près de 60 milliards de dollars).
Banques et capitalisation boursière :
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