Le marché boursier de Madrid, n’a pas réagi positivement, comme on le présageait, à l’accord formel donné par l’Euro group, au plan d’aide de l’union européenne aux banques espagnoles. En effet, son principal indice, l’Ibex, a connu sa chute la plus importante (-5,8%) depuis mai 2010 et les taux d’emprunt espagnols sur 10 ans, ont atteint des pics record de 7,3%.
Aide de la zone euro et mesures d’accompagnement du gouvernement.
Les pays de la zone Euro ont donné unanimement leur accord pour la recapitalisation des banques espagnoles à hauteur de 100 milliards d’euros, dont 30 milliards seront décaissés de toute urgence par le Fonds Européen de Stabilité Financière. ,
Bien que cette aide soit destinée au système bancaire, elle demeure sous la responsabilité du gouvernement espagnol, qui doit mettre en œuvre d’importantes réformes dans ce secteur, mais aussi résorber le déficit public, pour éviter que le pays soit lui-même sujet à un plan de sauvetage. Pour ce faire, le gouvernement a adopté de nouvelles mesures d’austérité qui devraient engendrer une hausse de 65 milliards d’euros jusqu’en 2014, car une aide internationale serait fortement préjudiciable aux finances du pays avec la hausse des taux d’intérêt consécutive à la perception, de plus en plus accrue des investisseurs, à l’effondrement de la zone euro.
La fronde de la population
Ces mesures d’austérité n’ont pas rencontré l’assentiment de la population, qui a fortement manifesté contre celles-ci et la précarité sans cesse croissante de la population, dans plusieurs villes du pays. Cela, malgré les prévisions à la baisse, annoncées par le gouvernement, du taux de récession en 2012 et en 2013.
Le mouvement des indignés a encore repris de l’ampleur, depuis cette fin de semaine et l’on craint des dérapages importants, les jours prochains.
Flux des articles publiés