Près de cinq millions de demandeurs d’emploi : c’est le chiffre proprement ahurissant atteint en mai dernier en France toutes catégories confondues ! Soit près de 3 millions (+1,2%, + 33.000 personnes) pour la seule catégorie A, les chômeurs à la recherche effective d’un emploi. Une situation plus que préoccupante au début d’un quinquennat qui sera jugé, aussi, sur la capacité de la nouvelle équipe en place à juguler ce fléau.
Les allocations chômage devraient être revalorisées de 2% à partir du 1er juillet, selon une annonce de l’Unedic, mercredi 27 juin. Cette hausse a été approuvée en Conseil d’administration par quatre organisations syndicales (CFDT, CFTC, FO et CFE-CGC).
Le triste record de 1999 vient de tomber : avec plus ou mois 3 millions de chômeurs, la France enregistre ses plus mauvais résultats depuis bientôt 13 ans.
Seule consolation pour les demandeurs d’emploi : au terme d’un accord entre les organisations syndicales gestionnaires de l’Unedic, leurs allocations sont relevées de deux pour cent au premier jour de juillet.
Licenciements, CDD non reconduits et ruptures conventionnelles au plus haut
Les raisons de cette brusque montée des inscrits à Pôle Emploi sont multiples. Contrairement aux idées reçues, les licenciements économiques expliquent moins de 3% de la hausse. Les CDD non renouvelés représentent à eux seuls un quart des nouvelles inscriptions. Les désormais célèbres ruptures conventionnelles sont à elles comptables de près de 9% de l’augmentation. Par ailleurs, près de la moitié des nouveaux allocataires appartiennent à la rubrique « Autres cas »…
Des créations d’emploi largement insuffisantes
La France est le pays d’Europe qui connaît depuis fort longtemps un des plus fort taux de natalité. Et on ne peut que s’en féliciter. Mais toute médaille ayant son revers, ce sont plus de cent mille nouveaux prétendants à un emploi qui arrive tous les ans sur le marché de l’emploi. Or, et c’est là que le bât blesse, l’économie française est loin, très loin (moins de 20 .000 emplois nouveaux au premier semestre 2012…) de créer autant de nouveaux emplois chaque année. Le privé n’étant pas capable de donner l’impulsion nécessaire à une embellie, le gouvernement va devoir suppléer en créant les contrats aidés annoncés lors de la campagne électorale. Espérons que ces aides de l’Etat seront de nature à améliorer la situation sur le front de l’emploi.
Le nombre de chômeurs en (très) forte hausse en mai :
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