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Le rendement du plan épargne logement vaut-il encore le coup ?


À partir du 1er février prochain, le rendement du plan épargne logement (PEL) va baisser, passant de 2,5 à 2 %. Cette baisse ne plaide évidemment pas en sa faveur, mais cela signifie-t-il pour autant qu’il faut se détourner systématiquement du PEL ? Pas nécessairement.

pel-rendementTout d’abord, il vous reste encore toute cette semaine pour bénéficier des 2,5 % de rendement brut du PEL. Mais une fois le 1er février 2015 passé, est-il encore intéressant de le considérer ? C’est très certainement le cas dans certains scénarios. Dans certains cas, il est d’ailleurs conseillé d’attendre le 1er février. Ce n’est très certainement pas le cas pour les Français qui souhaitent utiliser leur PEL en tant qu’outil d’épargne. Par contre, pour ceux qui envisagent de recourir au plan épargne logement pour bénéficier de son volet crédit, ils ont tout intérêt à attendre une grosse semaine. Car à partir du 1er février 2015, le taux d’un crédit contracté via son PEL tombera de 4,2 % à 3,2 %. De quoi faire baisser la charge de votre crédit d’environ 25 % !

Et pour l’épargne stricte, le PEL vaut-il encore le coup ?

À partir du 1er février 2015, le rendement brut de 2 % du PEL signifie qu’après les prélèvements sociaux, il rapporte 1,69 % net. C’est moins que le rendement actuel de l’assurance-vie, qui offre environ 2,5 % net de profit. Autre argument qui ne plaide pas en faveur du plan épargne logement par rapport à l’assurance vie : le PEL est assorti de nombreuses contraintes, en termes de plafond et de versements, sans parler des avantages qui sont perdus si les fonds du PEL devaient d’aventure être débloqués dans les 4 ans qui suivent l’ouverture.

Et pour le crédit, que vaut le PEL ?

Actuellement, vu les niveaux historiquement bas des taux du crédit immobilier, 3,2 % est tout sauf une affaire en or. Cependant, il ne faut pas perdre de vue qu’un crédit contracté via un PEL se fera dans les 4 à 15 ans, or il y a de grandes chances qu’endéans ce laps de temps, les taux seront repartis à la hausse. Avoir un PEL est également un élément positif pour les primo accédants : même si l’épargne n’est pas utilisée en tant qu’apport personnel, elle est considérée en tant que tel. Si vous avez des enfants, il est aussi intéressant de noter que les droits au crédit peuvent être cédés à un membre de votre famille.

Conditions du plan épargne logement

Pour ouvrir un plan épargne logement, vous devez verser au minimum 225 € à l’ouverture, et vous engager à verser au moins 540 € par an, sur base de plusieurs possibilités de modalités (du versement mensuel à 45 € aux versements semestriels de 270 €). Le PEL est plafonné à 61.200 €, tandis que les versements ne pourront pas avoir lieu pendant plus de 10 ans (même si vous toucherez des intérêts au-delà de cette période, pendant 5 ans).

Pour obtenir la prime d’État avec les anciens plans épargne logement, vous devez faire un crédit immobilier d’au moins 5.000 € ; la prime s’élève à 1.525 € au maximum si le bien acheté respecte les normes de développement durable, 1.000 € pour les autres. Cette prime varie en fonction du montant des intérêts acquis.

Pour ceux qui souhaitent récupérer leur argent durant les 4 premières années, il faudra composer avec des pertes d’avantages, qui dépendent du moment auquel l’argent est retiré :

  • Dans les 24 premiers mois : les intérêts versés ne seront plus que de 0,75 %, la prime et le droit au crédit tombent.
  • Entre 2 et 3 ans : la prime et le droit au crédit tombent.
  • Entre 3 et 4 ans : la prime et le droit au crédit sont moins généreux.
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