S'informer pour mieux gérer son patrimoine

Vous êtes ici : Accueil > Epargne

Plan d’épargne en actions ou compte-titres ?


epargnePour les épargnants investisseurs désireux de placer leurs économies en bourse, 2 grandes options s’offrent à eux : le plan d’épargne en actions (ou PEA) ou le compte-titres. Si ce dernier était encore intéressant l’année dernière, le gouvernement vient de l’assassiner de facto avec ses nouvelles dispositions fiscales pour 2013.

Désormais, le PEA est de loin la solution la plus attractive. Tant qu’aucun retrait n’est effectué, le titulaire du plan peut acheter et vendre des titres sans payer d’impôt (celui-ci n’est dû qu’en cas de retrait). Lorsque le PEA dispose d’une ancienneté supérieure à 5 ans, seuls les prélèvements sociaux de 15,50 % doivent être payés. Avant 2 ans, ce pourcentage est de 22,5 % ; entre 2 et 5 ans, il descend à 19 %. Seul bémol : le PEA est plafonné à 264 000 € pour un couple, la moitié pour une personne célibataire.

Ce tableau est plutôt flatteur par rapport au compte-titres, qui subit un coup de pression fiscale en 2013. Désormais, les plus-values seront imposées sur base du barème progressif de l’ISR, mais sont aussi soumises aux prélèvements sociaux. Ce qui signifie qu’un ménage taxé à 30 % devra payer un impôt de total de 30 + 15,5 = 45,5 %. Aucun abattement fiscal n’est prévu, l’impôt est dû dès le premier euro de plus-value. Seule méthode pour faire baisser l’impôt : garder ses actions au minimum 24 mois, ce qui vous permet de profiter d’une réduction de 20 % du montant imposable, ou de 40 % pour plus de 6 ans.

Un autre reproche que l’on fait souvent au PEA, c’est son manque de flexibilité. En théorie, un PEA ne peut comprendre que des actions d’entreprises basées dans l’Union européenne, la Norvège ou l’Islande. Pour les SICAV, le portefeuille doit être composé de ce type d’action à 75 % minimum.

Il ne s’agit pourtant que de théorie : la créativité des spécialistes des banques d’investissement est légendaire. Grâce à leur inventivité, il est possible d’investir quasi n’importe où dans le monde, en toute légalité. Vous anticipez une baisse des marchés ? Pas de problème, il est possible de « shorter » des titres, et donc de faire des plus-values dans un marché baissier. Seule limitation réelle du PEA : il est interdit d’acquérir des obligations, aussi bien souveraines que d’entreprises.

VN:F [1.9.22_1171]
Note : 3.0/5 (1 vote)
Plan d'épargne en actions ou compte-titres ?, 3.0/5 sur un total de 1 vote(s)

Articles complémentaires :

Mots clés : ,



Ajouter un commentaire


Copyright © 2012 Patrimoine Gestion. Tous droits réservés.
Propulsé par WordPress.