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Augmenter ses rendements boursiers en minimisant les frais


frais-placementsSi les placements en bourse attirent un public de plus en plus large, la plupart de ceux qui s’y lancent en confient la gestion à des professionnels. Nous savons tous qu’il s’agit de prendre un risque. Ainsi, ils peuvent rapporter gros tout comme ils peuvent engendrer des pertes considérables. Cependant, mis à part ce risque, les particuliers ne sont pas très regardants sur les frais prélevés par les organismes. Ces frais varient de manière considérable, il est donc nécessaire de savoir vers quel intermédiaire se tourner pour optimiser ses épargnes sans perdre des sommes importantes en frais.

L’Autorité des Marchés Financiers (AMF) a rédigé dans sa LETTRE de l’Observatoire de l’épargne de juin 2015, une étude comparative de ces différents frais.

Choix de placement : direct ou collectif

Il faut préciser que pour choisir un produit boursier, il ne suffit pas que de comparer les frais qu’il génèrera, mais aussi leur rendement respectif, les risques sur encours. Entre deux produits qui affichent des gains équivalents, cela peut être un critère déterminant. L’AMF a distingué deux familles de placement, le premier : les placements collectifs (FCP, SICAV…) puis les investissements directs en actions.

Les mises collectives

Un investisseur en organisme de placement collectif (OPC) s’acquitte chaque année de ce que l’on appelle « les frais courants » qui réunissent les frais de fonctionnement et de gestion. De nombreuses catégories existent encore sous cette nomination, à savoir, les OPC d’actions, les diversifiés, les fonds alternatifs et les obligations.

Sur les OPC d’actions, la moyenne des frais courants constatés sur l’année 2013 est de 1,8 %. Alors que l’on observe une moyenne de 0,3 % au niveau des OPC monétaires en euros et 0,7 % sur les OPC d’obligations en euros. Par ailleurs, l’AMF met en avant le fait qu’un tiers des OPC d’actions européennes appliquent des frais inférieurs à 0,8 % ou supérieurs à 3 %.

Il est bon de savoir qu’en plus des frais courants, l’épargnant pourrait être soumis à une commission de surperformance. Cela arrive quand l’on dépasse les objectifs initialement prévus. Dans le jargon, la somme totale des frais est couramment appelée : TFE ou total des frais sur encours. En 2013, cet indicateur synthétique a subi une légère hausse : 1,60 % toutes catégories confondues. Pour rappel, il était de 1,56 % en 2012.

 

Les fonds alternatifs s’avèrent être les plus couteux, avec un TFE moyen de 3,3 % tandis que la moyenne chez les OPC monétaires en euros est entre 0,2 et 0,3 %. À noter que les OPC d’actions sont au-dessus de la moyenne avec un TFE entre 1,8 et 2,3 %.

 

L’investissement direct : réseaux bancaires traditionnels ou courtier en ligne

 

Ceux qui choisissent l’option des actions directes auront à s’acquitter de deux principaux frais : les frais de courtage et les droits de garde. Le premier est un prélèvement effectué à chaque transaction : achat ou vente d’actions. Chaque courtier a sa méthode de calcul, cela peut être forfaitaire ou proportionnel. C’est pareil pour les droits de garde qui sont une commission de détention du portefeuille, habituellement dégressive par rapport au montant du portefeuille. Cependant, selon la nature des lignes détenues, il se peut que pour le même montant total, les frais ne soient pas identiques. Sachez qu’en règle générale, les banques en ligne n’appliquent pas les droits de garde. En pratique, un portefeuille de 10 lignes dont la somme est de 10 000 euros coutera en frais de garde : 0,77 % en moyenne dans les banques de réseau (au 1er janvier 2015).

 

En 2015, chez Euronext Paris pour un investissement direct en actions, les tarifs de transaction des courtiers en ligne sont en moyenne 3 fois moins élevés que ceux des banques traditionnelles.

 

Tout cela nous amène à dire que le choix de l’intermédiaire est celui qui aura le plus de répercussions sur les frais. Cela dépend avant tout des affinités de chacun : internet ou un conseiller dans une banque. Dans sa LETTRE de l’Observatoire de l’épargne, l’AMF a pris l’exemple d’un investisseur qui passe 12 ordres par an de 5 000 euros et qui détient 10 lignes pour 60 000 euros au total. Dans les banques de réseau, la somme des frais s’élève en moyenne à 493 euros soit environ 0,8 % du montant de son portefeuille. Tandis qu’un épargnant en ligne ne payera que 101 euros, équivalant à 0,2 %. L’absence de frais de garde y est pour beaucoup.

 

À chacun de trouver la bonne combinaison !

 

Si la conjoncture est bonne, la bourse constitue un bon investissement que l’on optimise les frais ou non. Mais si l’on a envie d’augmenter la rentabilité de ses placements, il serait intéressant de se pencher sur le sujet. L’optimisation des frais en bourse est une piste à ne pas négliger parmi tant d’autres.

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