Archives de catégorie Gestion

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La BCE tente de restaurer l’accès au crédit pour les entrepreneurs

Ricard Mollon, créateur d’une société de meubles design près de Barcelone, affirme qu’il sait comment réussir dans les affaires, mais ne parvient pas à se voir accorder un prêt bancaire pour y parvenir.

« C’est un cercle vicieux. Pour obtenir de l’argent, il faut d’abord montrer des résultats, » explique l’entrepreneur de 32 ans. Alors que les banques espagnoles sont en manque de capitaux et chargées de dettes toxiques, Mollon affirme qu’il n’y a rien à attendre de celles-ci.

Pendant 2 mois, les responsables de la BCE ont cherché des solutions afin d’aider les entrepreneurs comme Mollon à avoir accès au crédit, alors que la région endure la plus longue récession de son histoire. Après avoir envisagé des prêts directs aux petits entrepreneurs ou encore une diminution des garanties nécessaires, Draghi et cie affirme désormais que rien ne sera possible tant que les banques ne feront pas le ménage dans leurs actifs toxiques.

Alors que la BCE s’attaque au problème de la disponibilité du crédit, elle a justement abaissé son taux d’intérêt directeur à 0,5 %, le plus bas de son histoire. D’après les analystes, ce taux restera inchangé demain. Désormais, la BCE va devoir choisir entre 2 approches : encourager les banques à prêter, ou pénaliser celles qui ne le font pas. Elle pourrait également racheter certains actifs, comme la Fed le fait aux États-Unis, afin de soulager les banques. Affaire à suivre…

ParAdmin

La dégradation de la note souveraine de la France par S&P a donné les effets inverses

Alors que cela fait maintenant 8 mois que Standard & Poor’s a dégradé la note de la France, lui faisant ainsi perdre son triple A, la réaction des marchés a été totalement à l’inverse de la décision prise par l’agence de notation, alors que les investisseurs font de plus en plus confiance aux obligations françaises.

Depuis la dégradation de la note A+ le 13 janvier dernier, on a assisté à un rallye de 7,4 % en moyenne sur les obligations françaises, soit un gain 2 fois supérieur par rapport aux obligations de pays AAA, comme l’Allemagne, le Royaume-Uni et l’Australie, d’après les index Bank of America Merril Lynch. Au lieu de grimper, les taux des obligations françaises à 10 ans ont chuté.

La performance des obligations françaises a prouvé que les analyses des agences de notation ne sont plus suivies par les investisseurs. La perte du triple A américain a également produit des effets inverses sur son marché obligataire.

Tous ces faits prouvent que les agents de notation ont de moins en moins de crédibilité. D’ailleurs, les pays européens pensent à créer leur propre agence de notation.