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Immobilier sur la Côte d’Azur : la correction se poursuit


st-tropezDans le sud de la France, c’est la baisse des prix qui continue de s’imposer sur le marché immobilier, même si les acteurs du marché observent une timide reprise de l’activité, portée par les primo-accédants locaux. L’humeur des vendeurs est désormais plus à la négociation : il ne tient donc qu’aux acheteurs d’en profiter.

Tout au sud et malgré le soleil, le marché de l’immobilier connaît aussi la grisaille à l’instar du marché national. Il faut dire que la hausse des prix avait été particulièrement soutenue dans cette région jusqu’en 2008 ; cela signifie donc que malgré les baisses enregistrées durant ces dernières années, le prix de l’immobilier reste globalement élevé sur la Côte d’Azur.

Depuis le début de cette année, ce repli des prix de l’immobilier s’élève à environ 2 %. C’est ainsi que d’après le site immobilier MeilleursAgents.com, le prix au mètre carré pour un appartement ancien est en moyenne de 3 760 € à Nice pour plus de 10 500 € à Saint-Jean-Cap-Ferrat. En ce qui concerne une maison, St Laurent du Var est la commune la moins chère à 3 845 € le mètre carré contre presque 16 000 € pour Saint-Jean-Cap-Ferrat.

Même les stations les plus huppées sont touchées par la baisse des prix immobiliers. C’est ainsi qu’en 5 ans, la destination branchée de St-Tropez a vu le prix de ses biens chuter de 10 à 20 %. Le même constat vaut dans les communes disposant d’un caractère résidentiel. Ce qui n’a pas que de mauvais côté : le pouvoir d’achat des habitants de la région a augmenté, ce qui leur permet de réinvestir leur ville d’origine. C’est d’autant plus vrai que cette diminution du coût d’une acquisition immobilière est amplifiée par les taux planchers. C’est ainsi que l’on assiste à un grand retour des primo accédants dans les communes un peu prestigieuses alors qu’ils avaient complètement déserté des lieux comme Cannes. Certains vont même jusqu’à envisager la vue sur mer, encore inaccessible il y a 5 ans.

Immobilier à la Côte d’Azur : une embellie timide et circoncise à certains biens

Les agents de la Côte d’Azur assistent donc récemment à un retour de l’activité, une reprise animée par les ménages à la recherche d’un logement de catégorie moyenne. Mais ce n’est pas pour autant l’euphorie du côté des agents immobiliers de la Côte d’Azur : cette petite embellie n’a pas chassé tous les nuages gris dont ils ont dû s’accommoder à contrecœur depuis la crise de 2008. Car si les visites augmentent, le volume des transactions reste très limité. Certains types de biens sont bien plus à la peine que d’autres, notamment le marché de la villa, par peur du cambriolage.

Les biens de plus de 800.000 € et les résidences secondaires sont les actifs les plus touchés par la crise de l’immobilier de la Riviera française. Il faut dire que les propriétaires de ce genre de bien sont souvent très exigeants, ayant beaucoup de temps devant eux pour vendre. Autre tendance observable depuis quelque temps : les résidences secondaires qui sont achetées par des locaux qui en font leur résidence principale.

Ceux qui désespèrent de vendre se tournent de plus en plus vers la location touristique. Même si cette solution engendre bon nombre d’obligations (entretien du jardin, de la piscine, etc.), elle permet de rentabiliser son bien immobilier sans freiner la recherche d’un acheteur.

Les étrangers boudent le marché immobilier de la Côte d’Azur

Il fut une époque où les acheteurs étrangers représentaient plus de 30 % des transactions immobilières sur la Côte d’Azur. Aujourd’hui, cette quote-part a fondu à 10 %. Même si on observe une tendance de retour, notamment des clients britanniques grâce au taux de change intéressant entre l’euro et la livre, on est encore loin de l’âge d’or de la Riviera française. Pourquoi ? Cette baisse des prix continue depuis 5 ans ne les encourage pas à acheter, personne ne souhaitant investir à perte. D’après les agents immobiliers, il y a encore beaucoup trop de biens surévalués sur le marché, mis en vente par des gens aisés qui ne sont pas pressés de vendre et qui ne sont pas enclins à la négociation.

Néanmoins, comme pour chaque règle il existe quelques exceptions : dans des quartiers ultra recherchés ou pour des biens disposant de caractéristiques uniques. Dans ces cas de figure, qui se comptent néanmoins sur les doigts de la main, les prix ont même augmenté, notamment pour les biens avec vue sur mer dans le quartier de la Ponche de St-Tropez.

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